'Based upon a Life': The Biopic Genre in Question"

DocumentFichier
Fichier pdf chargé le 26/09/2015 à 16:14:24
Accès libre
(version auteur)
fichier
Titre'Based upon a Life': The Biopic Genre in Question"
Type de publicationArticle de revue
Editeur scientifiqueTuhkunen, Taïna , Letort, Delphine
PaysFrance
EditeurMaison de la Recherche en Sciences Humaines
VilleCaen
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2016
LangueAnglais
Date2016
Numéro2
Volume34
Titre de la revueLISA
ISSN1762-6153
Résumé en anglais

“Based upon a Life”: The Biopic Genre in Question

While George F. Custen defines a biopic (biographical film) as a depiction of “the life of a historical person, past or present” (Bio/Pics, How Hollywood Constructed Public History, 1992, p. 5), he also considers the impact of celebrities and stars as “key historical figures” whose public persona may interfere with the genre’s historical discourse. More recently, Ellen Cheshire has asked if this “maligned and misunderstood genre” is, in reality, a genre of its own (Bio-Pics: A Life in Pictures, 2015, p. 3). Biopics have indeed sparked off a number of on-going debates, not merely due to their claims of veracity, but through their practice of gender politics, intertextuality, reflexivity, and their hagiographic roots capable of impacting the narrative modes, visual and discursive strategies perpetuated by contemporary “life stories” on screen.

In this issue of Revue LISA/LISA e-journal (http://lisa.revues.org/), contributors explore the various mechanisms, conventions and patterns underlying the construction of “exceptional destinies” on screen (cinema/television). Not only do they question the type of person chosen as subject for biopic portrayals, but they also aim to prompt reflection on the ideological discourse conveyed by the genre. Whether biographical films relate the lives of men and women embroiled in politics, or, as in the subcategory of artist biopics, those of emblematic creators, they seem to promote an image of society that highlights the achievements of exemplary individuals – be they politically engaged or artistically acclaimed. Moreover, although relying on authentic sources (biographies, autobiographical accounts, historical narratives, documentaries, newspaper articles, etc.), biopics are often decried as a popular genre that constantly blurs the boundary between public and personal history, History- and storytelling.

What is thus at stake here is the study of the ongoing mutations of this problematic film genre which Tom Brown and Belén Vidal qualify as “troublesome” in The Biopic in Contemporary Film Culture (2014). While the genre provides a number of filmic portrayals of heads of state and other well-known political figures, some biopics actually challenge historical facts by drawing attention on minority figures whose struggle for identity and political rights receives a positive treatment. Despite its tendency to set up ideals, the biopic does not seem to freeze History, but digs into the flaws of existing portraits and texts, exploring the problematic relationship between the viewed object and the looking subject.

Résumé en français

« Inspiré d’une vie » : le genre biopic en question

Définissant le biopic (film biographique/biographie filmée) comme la représentation de « la vie d’un personnage historique, passé ou présent », George F. Custen fait le constat que les stars et les célébrités sont également des « figures historiques emblématiques » dont l’image publique peut interférer avec le discours historique véhiculé par ces films (Bio/Pics, How Hollywood Constructed Public History, 1992). Plus récemment, Ellen Cheshire a demandé si ce genre « calomnié et incompris » constitue un genre à part (Bio-Pics: A Life in Pictures, 2015, p. 3). Le biopic est, en effet, à l’origine de nombreuses controverses, non seulement en raison de sa prétention à la véracité historique, mais par sa praxis de l’intertextualité et de la réflexivité, ses dichotomies sexuelles, ou bien son attachement, encore aujourd’hui, à la tradition hagiographique susceptible d’affecter les stratégies visuelles et narratives des récits de vie filmiques.

Dans ce numéro de la Revue LISA/LISA e-journa, les auteurs explorent les divers mécanismes, modalités et conventions sur lesquels s’appuie la construction des « destins exceptionnels » à l’écran (cinéma/télévision). Outre le choix des personnages biographiés, il examinent le discours idéologique véhiculé par ce genre. Qu’il mette en scène des hommes et des femmes engagés dans une carrière politique ou artistique, le biopic semble présenter l’image d’une société qui valorise les valeurs de la réussite individuelle. Par ailleurs, et bien que se réclamant de sources authentiques (biographies, autobiographiques, récits historiques, documentaires, articles de journaux, etc.), le biopic est souvent décrié comme un genre populaire qui efface les frontières entre histoire publique et privée, entre récit historique et récit de fiction.

Les contributeurs à ce numéro spécial de la revue LISA s’interrogent sur les mutations incessantes de ce genre problématique que Tom Brown and Belén Vidal qualifient de « gênant » dans The Biopic in Contemporary Film Culture (2014). Alors que le biopic s’articule à un discours historique à travers des « récits de vies », mettant souvent en avant l’intervention des figures politiques, d’autres biopics attirent l’attention sur des faits historiques à travers le récit des luttes identitaires ou politiques de figures minoritaires. Bien qu’il témoigne d’une tendance à fixer les idéaux, le biopic ne fige pas l’Histoire; il semble fouiller dans les failles des textes et des portraits iconiques, en problématisant la relation entre l’objet vu et le sujet qui regarde.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua13360
Lien vers le document

https://lisa.revues.org/8947

Titre traduit'Inspiré d’une vie' : le genre biopic en question