Capacités verbale et visuo spatiale en mémoire de travail d’enfants sourds avec un implant cochléaire comparés à des enfants entendants appariés sur l’âge réel

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TitreCapacités verbale et visuo spatiale en mémoire de travail d’enfants sourds avec un implant cochléaire comparés à des enfants entendants appariés sur l’âge réel
Type de publicationCommunication
TypeCommunication sans actes dans un congrès
Année2014
LangueFrançais
Date du colloque 17-18/04/2014
Titre du colloqueDéveloppements atypiques : quels apports pour la psychologie du développement ? Colloque international organisé par le CrpCC
AuteurPouyat-Houée, Stéphanie , Gaux, Christine , Weil-Barais, Annick
PaysFrance
VilleRennes
Résumé en français

L’implant cochléaire (IC) est un dispositif dont on connaît encore peu l’impact sur le développement du langage chez l’enfant sourd et encore moins sur la nature des représentations utilisées pour mémoriser une information verbale ou visuo-spatiale (Pisoni et al., 2000, 2001, 2006). Même dans les cas d’implantation précoce, il semble indéniable que les informations visuelles (lecture labiale et clés de la LPC) améliorent la perception de la parole parce qu’elles fournissent un complément phonétique au signal appauvri délivré par l’implant. Nous nous sommes demandés quel impact avait l’IC sur la mémorisation par l’enfant sourd d’une information verbale ou visuo-spatiale à court terme.

Notre étude a été réalisée auprès de 14 enfants sourds profonds munis d’un IC et 14 enfants entendants appariés sur l’âge réel (âge moyen 7 ans et demi). Les enfants devaient mémoriser des séries d’images ou des séries d’emplacements de points dans une grille pour un rappel immédiat dans l’ordre. Les séries étaient présentées dans différentes conditions : seules, avec du son et/ou LPC (c’est-à-dire avec l’apport visuel de la langue parlée complétée). Nous avons cherché à savoir quelle modalité d’information est la mieux mémorisée et quelle condition est la plus favorable à la mémorisation.

Les performances de rappel des enfants des deux groupes sont plus élevées dans la modalité visuo–spatiale que dans la modalité verbale. Etonnement, l’apport de la LPC ne permet pas d’améliorer les performances des enfants sourds. La condition la mieux réussie dans les deux modalités est celle avec des images ou points « seuls » c’est à dire sans l’utilisation de l’audition et/ou la LPC. En revanche, pour les enfants entendants, plus l’information est redondante meilleures sont leurs performances dans la modalité verbale. Ces résultats sont discutés en considération des limites de l’étude. Enfin, les premiers résultats d’un suivi longitudinal réalisé auprès de quatre enfants sourds avec IC seront présentés.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua15899
DOI10.13140/RG.2.2.22855.50081
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https://www.lairedu.fr/collection/developpements-atypiques/