Pour une lecture institutionnaliste de l’acceptabilité locale d’un établissement carcéral. Ambivalences économiques et relégation spatiale

TitrePour une lecture institutionnaliste de l’acceptabilité locale d’un établissement carcéral. Ambivalences économiques et relégation spatiale
Type de publicationArticle de revue
AuteurLeroux, Isabelle , Rigamonti, Éric
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2017
LangueFrançais
Numéro25
Titre de la revueEconomie et Institutions
ISSN1775-2329
Mots-clésacceptabilité, institutionnalisme, Prison
Résumé en anglais

In 2002, the orientation and programming law for Justice plans to build 13 200 new prison places, called the “13 200 program”. Some mayors want to set up the prison in the township, but this wish is not always shared by local communities. This article presents an institutionalist analysis of acceptability concerning such an undesirable equipment. This is focused on mayor power and influence games that locally modify the social representations of prisons. We show that mayors tend to reify the prison into a space object that is relegated on one hand, and to reify it into an economic object on the other hand, so obscuring its social component. This reification leads to harmful ambivalences for both the host communities and the inmate reintegration process.

Résumé en français

En 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la justice prévoit la construction de 13 200 nouvelles places de détention, le « programme 13 200 ». Certains maires souhaitent l’implantation d’un établissement carcéral sur leur commune, mais ce souhait n’est pas toujours partagé par la population locale. Cet article présente une analyse institutionnaliste de la notion d’acceptabilité d’un équipement indésirable centrée sur les jeux d’influence et de pouvoir exercés par les élus et modifiant localement les représentations sociales de la prison. Nous montrons que les élus tendent à réifier la prison en objet spatial relégué d’une part, et en objet purement économique d’autre part, occultant son volet social. Cette réification conduit à des ambivalences préjudiciables à la fois pour les communes d’accueil et pour la réinsertion des détenus.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua15942
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https://journals.openedition.org/ei/5866