Concurrence: de quoi parlons-nous?

DocumentCommentaireFichier
Fichier pdf chargé le 22/11/2017 à 11:22:23
Accès libre
(version auteur)
Fichier proposé sous licence Creative Commons : CC BY-NC-NDfichier
TitreConcurrence: de quoi parlons-nous?
Type de publicationCommunication
TypeCommunication sans actes dans un congrès
Année2016
LangueFrançais
Date du colloque14/06/2016
Titre du colloquePolitique de concurrence et politique industrielle : fondements, objectifs et compatibilité
AuteurCayla, David
PaysFrance
VilleNice
Mots-clésConcurrence, économie de la concurrence, économie hétérodoxe, économie industrielle, microéconomie, politique de la concurrence
Résumé en anglais

Rarement concept économique n’a été autant diffusé et autant mal défini que le concept de concurrence. Selon les écoles de pensée la concurrence relève soit d’un processus dynamique porteur d’innovations, soit d’une structure de marché garantissant des prix faibles et des produits homogènes. Or, ces deux visions, contradictoires entre elles, sont utilisées ensemble pour vanter les bienfaits d’une norme qui ferait de la concurrence le pivot d’une autorégulation harmonieuse des marchés. Il y a là cependant un véritable « triangle d’incompatibilités », puisque les trois objectifs assignés à la politique de la concurrence que sont l’émulation productive, l’autorégulation performante et la maximisation du bien-être des consommateurs apparaissent incompa­tibles entre eux. D’autre part, la clarification du concept de concurrence pourrait être l’occasion d’une remise en question de la conception néoclassique des marchés et de sa courbe d’offre.

Résumé en français

Rarely an economic concept has been so much ill-defined and yet promoted than the concept of competition. Depending on the school of thought, competition means either a dynamic process that creates innovations or a market structure that assures low prices and homogeneous products. But these various conceptions, mutually contradictory, are used together in order to praise the benefits of a norm that makes competition the pivot for a harmonious self-regulation of markets. There is however a clear “impossible trinity” in this vision, as the three objectives of productive emulation, effective self-regulation and consumer maximization appear mutually incompatible. Moreover, clarifying the concept of competition may help to question the Neoclassical conception of markets and its supply curve.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua16105
Lien vers le document en ligne

http://unice.fr/laboratoires/gredeg/vie-scientifique/conferences-et-work...