Comportement alimentaire de l’enfant et de l’adolescent souffrant d’obésité : intérêt d’un couplage des approches neurobiologique et neuropsychologique

TitreComportement alimentaire de l’enfant et de l’adolescent souffrant d’obésité : intérêt d’un couplage des approches neurobiologique et neuropsychologique
Type de publicationArticle de revue
AuteurSchoentgen, B. , Lancelot, Céline , Le Gall, Didier
PaysFrance
EditeurElsevier
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2017
LangueFrançais
DateMars 2017
Numéro3
Pagination273-279
Volume24
Titre de la revueArchives de Pédiatrie
ISSN0929693X
Résumé en anglais

Obesity is currently considered a major public health concern, as shown by the growing number of people with excess weight, alarmingly in infants, and despite medical care. Many studies have underlined the reasons for medical care failure caused by an inability to sustain a resistant behavior towards palatable food (high sugar and fat content). Hence, previous research has highlighted connections between excessive eating behavior and the activity of neurotransmitters in brain areas involved in affective behavior and the reward circuit. Reduction of the dopaminergic activity in the prefrontal orbital and limbic cortex may raise the question of executive skills, which play a major role in social adaptation and behavior control. These findings remind us of the need to grasp environmental and behavioral factors to better identify cognitive and affective profiles and improve childhood obesity treatment.

Résumé en français

L’obésité constitue un problème de santé publique comme en témoigne la difficulté à endiguer l’augmentation du nombre de personnes concernées, notamment chez l’enfant et l’adolescent, et ce malgré une prise en charge diététique et sportive intensive de plus en plus accessible. L’efficacité de cette prise en charge est remise en question par de récentes et nombreuses études, notamment du fait de la difficulté du maintien d’un comportement restrictif vis-à-vis de la nourriture calorique. Ainsi a-t-on pu mettre en lumière un lien entre les comportements de prise excessive de nourriture et l’activité de neurotransmetteurs au sein des zones cérébrales impliquées dans la régulation du comportement et le circuit de la récompense. La réduction de l’activité dopaminergique dans le cortex orbito-frontal invite ainsi à s’interroger, chez les jeunes patients souffrant d’obésité, sur l’efficience exécutive qui facilite l’adaptation et les processus contrôlés du comportement. Ceci souligne la nécessité de considérer l’influence des facteurs environnementaux, comportementaux et psychoaffectifs au sein d’une étiologie multifactorielle. À terme, cela permettrait de mieux cerner le profil cognitif des patients concernés et favoriserait l’adaptation des thérapies proposées.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua16905
DOI10.1016/j.arcped.2016.12.004
Lien vers le document

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0929693X16306066?via%...

Titre abrégéArch. pédiatr.
Titre traduitEating behavior in pediatric obesity: Of the advantages of combining the neurobiological and neuropsychological approaches