Bertin l'Aîné et Pavie-père, deux exemples de promotion de la langue française par la presse

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TitreBertin l'Aîné et Pavie-père, deux exemples de promotion de la langue française par la presse
Type de publicationCommunication
TypeCommunication avec actes dans un congrès
Année2019
LangueFrançais
Date du colloque17 mars 2019
Titre du colloqueViv(r)e le français ! Printemps de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts d'Angers
Titre des actes ou de la revueMémoires de l'Académie d'Angers
AuteurTrigalot, Guy
PaysFrance
VilleAngers
Mots-clésAffiches d'Angers, Bertin l'Aîné, Débuts de la presse, Journal des Débats, Pavie, romantisme
Résumé en français

Si la défense et l’illustration de la langue française trouvèrent leurs champions, dès la Renaissance, en Du Bellay et ses amis de la Pléiade, si les auteurs des siècles suivants, de La Fontaine à Voltaire et de Montesquieu à Chateaubriand pour ne citer que quelques-uns de leurs meilleurs représentants, s’en firent également les hérauts, il est d’autres personnages, plus modestes en apparence mais qui se révélèrent tout autant nécessaires à la mise en valeur de notre patrimoine linguistique : les directeurs de journaux et principalement ceux du dix-neuvième siècle. Car ces patrons de presse, inventeurs du quatrième pouvoir, créateurs des premiers organes de masse que furent les « feuilles », les « affiches », les « feuilletons », firent des mots imprimés leur arme, leur métier, leur raison d’être et portèrent haut – jusque dans les capitales et les cours européennes – et loin – jusqu’au cœur de la moyenne bourgeoisie puis du peuple – les lettres, les débats et la culture de l’écrit.

Parmi eux, deux personnalités emblématiques œuvrant au sein de ce milieu du journalisme naissant sont à signaler  : le Parisien Louis François Bertin, dit Bertin-l’Aîné (1766-1841), directeur du Journal des Débats, qui s’attacha à la mise en forme du nouveau média (chroniques politiques, rubriques artistiques, feuilletons littéraires…) en même temps qu’il devenait le dépositaire d’un « style », d’une sensibilité : le débattisme, sorte de nouvel art d’écrire, qualifié par ses contemporains de mélange de modération, d’élégance, d’indépendance et d’éloquence ; et l’Angevin Louis Pavie (1782-1859), fils d’imprimeur, directeur des Affiches d’Angers, qui dota son journal d’un supplément littéraire, Le Feuilleton (ainsi que d’une devise : « Sine litteris, vita mors est » !) et qui agrégea autour de son titre les notables érudits d’Angers.

Les points communs entre ces deux « honnêtes hommes » (au sens que le Grand Siècle donnait à cette appellation), sont nombreux. Hommes de presse, hommes de culture, hommes politiques, mentors et pères de famille affectueux, chacun, dans son environnement propre, participa à la douloureuse passation entre l’Ancien Régime et l’époque contemporaine, et contribua à la transition entre Classicisme et Romantisme. À travers leur œuvre journalistique, leur apport essentiel réside, finalement, dans la promotion de la langue écrite dans la Cité, vecteur de culture, d’éducation et de démocratie.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua19252