Entre revendication artiste et gramscisme de droite : le cinéma de Clint Eastwood comme apologie du libertarianisme américain

TitreEntre revendication artiste et gramscisme de droite : le cinéma de Clint Eastwood comme apologie du libertarianisme américain
Type de publicationArticle de revue
AuteurChâton, Gwendal
PaysFrance
EditeurEditions de la Maison des Sciences de l'Homme
VilleParis
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2015
LangueFrançais
DateHiver 2014-2015
Numéro86
Pagination39-54
Titre de la revueQuaderni : Communication, technologies et pouvoir
ISSN2105-2956
Résumé en français

Cet article défend une lecture hétérodoxe du cinéma de Clint Eastwood, conçu comme étant un vecteur aussi discret qu’efficace d’une philosophie politique radicale : le libertarianisme. Cette thèse s’oppose aux deux interprétations dominantes de l’œuvre du réalisateur. D’un côté, la critique mainstream qui trouve dans ses films une promotion et une légitimation habiles des valeurs du néoconservatisme américain. De l’autre, la lecture esthète qui, prolongeant le discours du réalisateur lui-même, met en avant une pure œuvre artistique dénuée de portée politique. Après un retour sur l’itinéraire politique atypique d’Eastwood, on montre que son cinéma est hanté par une interrogation sur la violence et sur le destin de l’Amérique fortement teintée par l’anarchisme individualiste. Son œuvre doit alors être analysée comme une contribution libertaire à la relance du credo américain dans un contexte de désappointement idéologique, auquel elle entend répondre en proposant un horizon mêlant utopies communautaires et individualisme altruiste. 

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua10407
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