Enfouissement du témoignage et archivage oraculaire dans Oracle Night de Paul Auster

TitreEnfouissement du témoignage et archivage oraculaire dans Oracle Night de Paul Auster
Type de publicationArticle de revue
AuteurHugonnier, François
EditeurPresses de l'Université de Paris-Sorbonne
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2017
LangueFrançais
Date2017
Numéro23
Titre de la revueSillages critiques
ISSN1969-6302
Mots-clés11 septembre, 9/11, archive, Auschwitz, fiction, Oracle Night, Paul Auster, témoignage, testimony
Résumé en anglais

Oracle Night is a labyrinthine collection of scattered narratives. The main character, Sidney Orr, buys a mysterious notebook in order to start writing again after a long hospitalization. The narrators and characters store their narratives in embedded spaces; they file personal, collective, imaginary and historical testimony in oblique and oracular ways. The representational frames get entangled in a vertiginous mise en abyme, revealing the necessity of distancing the formulation of the unspeakable. Paul Auster’s poetics, founded on linguistic excavation and burial, enlightens his handling of the unarchivable in the fiction. This article explores the inscription of historical testimony within fictional frames, by way of collage, fragmentation, ellipsis, chronological reshuffling and polyphonia, whose upshot is the broadening of the writer’s scope after 1945. Here the 9/11 attacks surface fleetingly, by way of a belated negative.

Résumé en français

Oracle Night est un ouvrage labyrinthique à l’agencement éclaté. Son personnage principal, Sidney Orr, achète un carnet mystérieux et reprend peu à peu le chemin de l’écriture après une longue hospitalisation. Narrateurs et personnages consignent tour à tour leurs récits dans des supports et des espaces enchâssés, archivant le témoignage (personnel, collectif, imaginaire ou historique) de façon détournée et oraculaire. Les cadres de représentation s’enchevêtrent dans une mise en abyme vertigineuse, soulignant la nécessité d’un discours distancié pour évoquer l’imprésentable. La poétique de Paul Auster, fondée sur un travail d’excavation et d’enfouissement linguistique, éclaire son traitement de l’inarchivable dans la fiction. Cet article explore l’inscription du témoignage historique par le biais du collage, de la réécriture, de la fragmentation, de l’ellipse, de la métalepse, de remaniements chronologiques et de polyphonie, participant à l’élargissement du champ d’action de l’écrivain après 1945. Les attentats du 11 septembre 2001 affleurent ici en négatif et à contretemps.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua19311
Lien vers le document

https://journals.openedition.org/sillagescritiques/5236