Cancers cutanés et bronchopulmonaire chez un viticulteur après expositions répétées à l’arsénite de soude

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TitreCancers cutanés et bronchopulmonaire chez un viticulteur après expositions répétées à l’arsénite de soude
Type de publicationArticle de revue
AuteurKergresse, M., Rucay, Pierre , Pajot, C., Guillier, M., Roquelaure, Yves
EditeurElsevier Masson
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2011
LangueFrançais
Date2011/06
Numéro3
Pagination281 - 284
Volume72
Titre de la revueArchives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement
ISSN1775-8785
Mots-clésArsénite de soude, Cancérogenèse, Carcinogenesis, Occupational, Professionnel, Sodium arsenite, viticulture
Résumé en français

L’arsenic est un métalloïde dont les composés inorganiques solubles ont une toxicité élevée. L’arsénite de soude, composé arsenical inorganique à l’état trivalent, a été utilisé jusqu’en 2001 comme antifongique en viticulture française. Il a été classé dans le groupe des agents cancérogènes avérés par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dès 1979. Il n’existe aucune substitution efficiente actuellement.Le cas rapporté relate l’histoire d’un homme âgé de 62 ans, ouvrier viticole retraité, fumeur, exposé à l’arsénite de soude (dont le Pyralesca® identifié sur les factures du chef d’entreprise). Il a été atteint de kératoses actiniques profuses, et de plusieurs carcinomes épidermoïdes dès le début des années 80, puis opéré (pneumonectomie gauche) d’un carcinome bronchique épidermoïde lobaire inférieur gauche (pT4N1 Mx) en 2006. Ces deux localisations cancéreuses sont imputables à l’utilisation d’arsénite de soude par présomption d’origine. Elles ont été reconnues courant 2009, en maladies professionnelles indemnisables du régime agricole. En raison du long délai d’apparition des cancers après expositions arsenicales, des cas peuvent toujours apparaître, a posteriori, chez des salariés en activité, ou retraités. Bien qu’un risque d’intoxication aiguë subsiste du fait de restes de stock, la possibilité d’une exposition chronique à l’arsénite en viticulture est improbable en France depuis la campagne d’éradication de 2006–2007 où 97 % des stocks ont été traités. Une information reste néanmoins nécessaire auprès des médecins du travail, médecins généralistes, dermatologues et pneumologues afin de lutter contre la sous-déclaration de ce type de cancers professionnels. Enfin, un suivi post-professionnel pourrait être envisagé en régime agricole.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua5390
DOI10.1016/j.admp.2011.04.007
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http://dx.doi.org/10.1016/j.admp.2011.04.007