Evaluation des aménités urbaines par la méthode des prix hédoniques : une application au cas de la ville d'Angers

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TitreEvaluation des aménités urbaines par la méthode des prix hédoniques : une application au cas de la ville d'Angers
Type de publicationArticle de revue
AuteurTravers, Muriel , Appéré, Gildas , Larue, Solène
PaysFrance
EditeurInstitut National de la Statistique et des Etudes Economiques
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2013
LangueFrançais
DateNovembre
Numéro460-461
Pagination145-163
Titre de la revueEconomie et Statistique
Mots-cléséconométrie spatiale, espaces verts, Evaluation non monétaire
Résumé en français

La question des choix résidentiels des ménages constitue l’une des problématiques centrales de l’économie urbaine actuelle. Si les premiers modèles monocentriques se focalisaient sur l’arbitrage des ménages entre les coûts de localisation et les coûts de déplacements entre le domicile et le lieu de travail supposé se situer au centre-ville économique, les travaux les plus récents cherchent à dépasser ce cadre simplificateur afin de rendre compte des évolutions urbaines actuelles et des différences observées entre les villes européennes et nord-américaines.En particulier, la prise en considération du rôle des aménités urbaines et naturelles améliore le pouvoir explicatif de ces modèles théoriques urbains. Largement utilisée dans le domaine de l’évaluation environnementale, la méthode des prix hédoniques peut apporter des éléments pertinents à cette problématique urbaine. Développée par Rosen (1974), elle permet de mesurer, à partir des comportements des ménages, la valeur que ces derniers accordent aux différentes caractéristiques intrinsèques et extrinsèques des logements, en particulier aux différentes aménités naturelles ou construites. L’estimation de ces prix hédoniques doit tenir compte du double caractère spatial et endogène des caractéristiques des logements : des estimations naïves par moindres carrés ordinaires sont potentiellement biaisées. Corriger ces biais requiert l’utilisation de la méthode FGS2SLS proposée par Fingleton et Le Gallo (2008), combinant variables instrumentales et correction de l’autocorrélation spatiale. Cette méthode est mise en œuvre dans le cas de la ville d’Angers : avec un centre bien pourvu en aménités historiques, il est en effet typique du cas européen. Au-delà du rôle prépondérant des caractéristiques intrinsèques des logements, la valorisation par les ménages des aménités « vertes » telles que les espaces verts souligne la complexité de l’espace urbain angevin.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua8907
Lien vers le document

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES460G.pdf