La relation formation/carrières artistiques: le paradoxe des mondes de l'art

TitreLa relation formation/carrières artistiques: le paradoxe des mondes de l'art
Type de publicationArticle de revue
AuteurMoureau, Nathalie, Sagot-Duvauroux, Dominique
TypeArticle scientifique dans une revue à comité de lecture
Année2012
LangueFrançais
Date2012
Numéro116
Pagination35 - 49
Titre de la revueFormation emploi
Mots-clésenquête, métiers, relation, savoir
Résumé en français

L’histoire de l’art, depuis le début du XXe siècle, s’est employée à dissocier le statut d’artiste de la maîtrise d’un savoir faire plastique (dessin, peinture, sculpture, etc.) en valorisant avant tout l’originalité de la démarche ; pourtant, les écoles des beaux arts apparaissent encore aujourd’hui comme un passage quasi incontournable pour une carrière artistique sur le marché de l’art contemporain. Symétriquement, alors que la maitrise d’un savoir faire artisanal apparaît comme le principal critère d’appréciation de la qualité dans le monde de l’art classique s’inscrivant dans la tradition, il n’est pas rare que ces artistes soient autodidactes. Cet article explique ce paradoxe en mettant à jour les liens qui unissent les conventions artistiques, les modalités d’accès à la notoriété et la formation. À cet effet, il s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 134 acteurs de l’art actuel et 69 artistes plasticiens.The history of art, from the early twentieth century onwards, has sought to distinguish between the status of artist proper and expertise in a given plastic art (drawing, painting, sculpture, etc.), according supreme value to originality of approach. Yet art schools still seem to constitute an almost obligatory passage for an artistic career in the contemporary art scene. By contrast, while expert craftsmanship appears to be the main criterion for assessing quality in the traditional world of classical art, the artists concerned were frequently self-taught. Based on a survey carried out with 134 actors on the contemporary art scene and 69 visual artists, the article explains this paradox by reassessing the links between artistic conventions and the conditions governing access to recognition and training.

URL de la noticehttp://okina.univ-angers.fr/publications/ua949
DOI10.3917/form.116.0035
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http://dx.doi.org/10.3917/form.116.0035